Une collecte réussie !

Les 5 et 6 mars, de 9h à 13h, une collecte de produits d’hygiène intime s’est tenue en collaboration avec le magasin Intermarché de Jurançon.

Cet événement fait figure de première action initiée par la Commune, en partenariat avec le CCAS et le monde associatif, pour mettre en avant l’engagement municipal dans la lutte pour l’égalité femme-homme.

En préambule de la Journée Internationale du Droit des Femmes, le 8 mars prochain, la collecte se voulait être un moyen concret de sensibiliser tous les citoyens au sujet de la précarité menstruelle, de la difficulté réelle d’accès pour des milliers de femmes aux produits d’hygiène intime de base. En France, on estime à 1 700 000 le nombre de femmes concernées par ces difficultés.

Au total, plus de 26000 produits d’hygiène intime ont été collectés. Ils seront distribués  via les partenaires associatifs impliqués dans l’opération, en particulier : l’Accueil Jurançonnais (Epicerie sociale) de Jurançon, le Centre Social La pépinière – qui fera le lien avec une association d’étudiants sur le campus de l’UPPA, le Secours Catholique, la Croix Rouge et le CCAS bien entendu.

 

Un moment d’échange et de sensibilisation

Pendant que les bénévoles présents recevaient un à un les produits de votre générosité, d’autres vous demandaient ce que vous entendiez par précarité menstruelle. La meilleure façon de vous les restituer, c’est encore de le faire littéralement. Une façon brute mais édifiante de constater que la sensibilisation n’est pas une cause vaine et que du chemin reste toujours à parcourir en ce sens !

La précarité menstruelle c’est…

« C’est quelqu’un qui n’a pas les moyens d’acheter les produits d’hygiène naturelle et doit choisir entre ça et la nourriture » – M., femme de 63 ans

« C’est malheureux qu’on ne puisse pas de nos jours avoir le minimum de nos besoins satisfaits. Au niveau des prix, peut être revoir à la baisse le coût de ces produits indispensables en les rendant abordables. Surtout les fins de mois compliquées » – J., homme de 63 ans

« Ça ne devrait plus exister car les femmes ne peuvent pas passer à côté ! Ce n’est pas normal ! Ça devrait être gratuit » Dimitri, homme de 24 ans

« Ma petite fille vit en Ecosse. A l’université c’est gratuit pour toutes les protections périodiques. Alors qu’ici les pauvres filles se débattent. Est-ce que c’est lié à des questions politiques » Ch., femme de 74 ans

« On n’a pas choisi d’avoir nos règles, on n’a pas choisi de devoir acheter des protections à 4€ le boite. Ça devrait être gratuit ! Cette collecte est un bon moyen d’aider celles qui sont dans le besoin. » K, femme de 22 ans

« Je ne sais pas ce que c’est, je veux bien des informations » B., femme de 35 ans

« Ce sont les gens qui n’ont pas suffisamment financièrement pour s’acheter des produits. Ce n’est pas à mettre dans les journaux, à afficher publiquement. C’est honteux de se plaindre de ne pas pouvoir s’acheter des produits. On peut trouver d’autres solutions dans son budget ou faire autrement. Nous on faisait la lessive ». M., femme de 79 ans

« Je ne sais pas ce que c’est… », M. femme de 55 ans

« Ça coute cher tous les mois. Il faudrait mettre des distributeurs de protections dans les collèges et vendre tous ces produits bien moins chers. » Magali

« Pas de moyens pour acheter et manque d’infos sur les nouvelles protections mensuelles » JJ, femme de 24 ans

« Je pense aux femmes qui n’ont pas les moyens financiers. C’est une source d’inégalité » Loïc

« La femme a toujours été la dernière dans la société. Ça dépend des pays… » Monique

« A quand une fabrication de serviettes lavables ? Pour ma fille qui commence sa vie de jeune femme » C., femme de 52 ans

« Difficulté à acheter des serviettes hygiéniques. Suggestion : gratuité ! » AB, homme de 30 ans

« Pas les moyens d’acheter des produits de première nécessité qui devraient être gratuits ! » EA, femme de 25 ans

« Ce sont les personnes qui ne peuvent pas acheter les produits d’hygiène. J’ai une pensée pour toutes les personnes qui sont en précarité. » Marie-Laure.

« Ne pas pouvoir s’acheter les produits de protections hygiéniques. Ne pas pouvoir avoir une hygiène correcte sur cette période. C’est devoir faire des choix entre traiter cette période ou manger. Je suis de tout cœur avec toutes les femmes. » Anne

« Ce sont les femmes qui manquent d’argent pour acheter des produis d’hygiène intime et aller chez le gynéco » SL

« C’est répondre à une difficulté, à l’humanité, les uns les autres, les proches. Il n’y a pas beaucoup d’aide pour ceux qui en ont besoin. » Jean -Yves.

 

 

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